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Le TDAH à l’école

En 2015-2016, il y avait au Québec 240 535 jeunes de 1 à 24 ans qui vivaient avec un TDAH. Il s’agit de l’équivalent de la population de la ville de Longueuil, la 5e plus grande ville du Québec.

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui se caractérise par de l’inattention (TDA) et/ou de l’hyperactivité-impulsivité (TDAH). Ces manifestations :
• doivent être suffisamment importantes pour nuire au fonctionnement social ou scolaire ;
• doivent se présenter dans au moins deux contextes différents (école, famille, sports, travail) ;
• et ne doivent pas s’expliquer par un autre trouble (par exemple le trouble anxieux).


Le TDAH peut être diagnostiqué par plusieurs professionnels (psychologues, neuropsychologues et médecins) grâce à des questionnaires cliniques ou des tests cognitifs. Les conseillers d’orientation et les infirmiers peuvent également évaluer ce trouble s’ils en sont habilités par leur ordre professionnel.

Le diagnostic n’est pas une sentence à perpétuité. Des études récentes montrent qu’environ 50 % des jeunes atteints du TDAH ne le seront plus à l’âge adulte. Chez les autres, les symptômes ont tendance à diminuer : l’hyperactivité motrice peut s’apaiser et le besoin de bouger est souvent mieux canalisé.

En 2015-2016, il y avait au Québec 240 535 jeunes de 1 à 24 ans qui vivaient avec un TDAH. Il s’agit de l’équivalent de la population de la ville de Longueuil, la 5e plus grande ville du Québec.

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité

Le TDAH est un trouble neurodéveloppemental qui se caractérise par de l’inattention (TDA) et/ou de l’hyperactivité-impulsivité (TDAH). Ces manifestations :
• doivent être suffisamment importantes pour nuire au fonctionnement social ou scolaire ;
• doivent se présenter dans au moins deux contextes différents (école, famille, sports, travail) ;
• et ne doivent pas s’expliquer par un autre trouble (par exemple le trouble anxieux).


Le TDAH peut être diagnostiqué par plusieurs professionnels (psychologues, neuropsychologues et médecins) grâce à des questionnaires cliniques ou des tests cognitifs. Les conseillers d’orientation et les infirmiers peuvent également évaluer ce trouble s’ils en sont habilités par leur ordre professionnel.

Le diagnostic n’est pas une sentence à perpétuité. Des études récentes montrent qu’environ 50 % des jeunes atteints du TDAH ne le seront plus à l’âge adulte. Chez les autres, les symptômes ont tendance à diminuer : l’hyperactivité motrice peut s’apaiser et le besoin de bouger est souvent mieux canalisé.

Au Québec, les enfants nés entre juillet et septembre ont plus de chances d’avoir un diagnostic que ceux qui sont nés entre octobre et décembre. Il ne faut pas confondre immaturité et TDAH.

« Avec mes élèves, je me sens comme la capitaine d’un bateau »

Avec mes élèves, je me sens comme la capitaine d’un bateau. Mais parfois, certains de mes moussaillons mettent ma patience à rude épreuve.
Thomas est rempli de bonne volonté, mais il en fait toujours un peu trop.
– Moi, moi, Madame Provencher. Moi ! crie-t-il avant même que j’aie posé une question.
Si un de ses camarades veut intervenir, Thomas lui coupe la parole pour fournir SA réponse.
Thomas est un élève bruyant. Il déplace sans arrêt sa chaise, fait tomber son cartable ou ses crayons, se lève sans raison valable. Il dérange tout le monde.
– Je peux distribuer les feuilles ?

Avant que j’aie le temps de dire oui ou non, il est déjà en train de se faufiler dans les rangées.
En fait, Thomas est tout le contraire de Mei, qui reste sagement au fond de la classe. Elle est dans sa bulle. Comme si elle voulait se faire oublier.
– Peux-tu répondre à ma question, Mei ?
Elle me regarde de ses grands yeux noirs. Elle semble perdue, au bord de la panique.
– Moi, je sais ! Moi, je sais ! crie Thomas, même si je ne lui ai rien demandé.
J’aimerais tant les aider davantage.
L’une à prendre sa place et l’autre à ne pas prendre toute la place.

Une course à obstacles

Outre les manifestations d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité, un élève qui chemine avec un TDAH a souvent des difficultés à s’organiser, à s’adapter à la nouveauté, à planifier, à diviser des tâches, à savoir par quoi commencer. Mieux comprendre le trouble permet de mieux intervenir en classe et donc de mieux vivre avec le TDAH à l’école.

Oui, mais…

Vous vous dites que tous ces conseils ne fonctionnent pas souvent, que c’est facile à dire, mais pas facilement réalisable, ou bien qu’il est difficile de mettre en place des choses pour certains élèves et de s’occuper des autres en même temps…

Vos appréhensions sont tout à fait normales ! Sachez que vous n’êtes pas seuls. Vous êtes au bon endroit pour bénéficier de l’accompagnement de l’équipe de l’Institut des troubles d’apprentissage et mieux faire face à vos défis.

Notre mission ? Assurer l’égalité des chances des personnes qui vivent avec un trouble d’apprentissage et leur permettre de développer leur plein potentiel au sein de notre société. Nos spécialistes viennent en aide aux apprenants de tous âges qui vivent avec un trouble ou une difficulté d’apprentissage, à leurs proches ainsi qu’aux intervenants qui gravitent autour d’eux.

Notre équipe vous propose une mine d’informations et d’astuces validées scientifiquement. Ces informations vous sont présentées sous forme de capsules vidéo, de fiches conseils, de soutien par clavardage, de conférences, de webinaires, d’articles, etc. Et tous nos conseils sont basés sur les données issues de la science.

Même s’il n’y a pas de remède miracle ou de recette universelle, chaque intervenant scolaire peut trouver des stratégies gagnantes selon son contexte et le profil de l’élève aux prises avec un TDAH. Mais surtout, n’oubliez pas, ce qui ne fonctionnait pas hier peut fonctionner aujourd’hui ; ce qui ne fonctionne pas pour tel élève peut fonctionner pour un autre.

Suivez le guide!

Ce dossier a été préparé pour vous par Marjolaine Masson, Ph. D.

Je suis Marjolaine Masson, neuropsychologue à l’Institut des troubles d’apprentissage. J’ai effectué un doctorat sur la remédiation cognitive auprès de patients atteints de lésions cérébrales. J’ai ensuite poursuivi mes recherches au postdoctorat, toujours en remédiation cognitive, mais auprès d’une population clinique en santé mentale. Au cours de ma carrière, j’ai toujours mis un point d’honneur à allier la recherche et la clinique. C’est une des raisons qui m’a motivée à rejoindre l’Institut. Mon expérience se situe surtout dans l’intervention, c’est-à-dire dans la réflexion et la mise en place de moyens pour aider les personnes qui ont des difficultés cognitives, comme dans le TDAH.

« Caroline (nom fictif) est enseignante au dernier cycle du primaire en classe régulière. Elle avait un élève qui lui prenait beaucoup d’énergie et de temps et qui perturbait la dynamique de la classe en étant très bruyant. Cet élève n’avait pas eu d’évaluation neuropsychologique, mais l’enseignante suspectait un TDAH. Elle a donc mis en place un plan d’intervention (PI) pour lui. Malheureusement, il restait toujours aussi perturbateur.

Elle en a alors parlé aux parents de l’élève pour leur dire qu’il pourrait être pertinent de faire évaluer sa situation. Cela permettrait à l’équipe-école d’en savoir plus sur son fonctionnement cognitif et ainsi d’ajuster le plan d’intervention. Le rapport neuropsychologique a mis en lumière un TDAH et un trouble oppositionnel avec provocation (TOP). Il contenait des pistes de réflexion détaillées pour l’équipe-école.

L’équipe-école a ajusté le PI en ajoutant des séances avec la psychoéducatrice pour travailler sur les habiletés sociales de cet élève. Les parents ont également fait venir une psychoéducatrice à la maison pour quelques séances de guidance parentale. Les changements ont été flagrants autant à l’école qu’à la maison. »

Choisir vos batailles

Les élèves aux prises avec un trouble d’apprentissage ont particulièrement besoin d’attention positive pour rehausser leur estime et développer leur sentiment de compétence. Pour que vos élèves vivent des succès, il est donc important de choisir vos batailles avec soin.

Un élève qui vit avec un TDAH a de multiples défis à affronter au quotidien. Il n’est pas possible de tous les aborder en même temps. C’est pourquoi nous vous proposons de remplir le court questionnaire ci-dessous afin de mieux déterminer vos priorités d’action. Ce test n’est pas un outil diagnostique, il est conçu uniquement dans le but de cibler des objectifs et de vous aider à les atteindre.

Au Québec, les enfants nés entre juillet et septembre ont plus de chances d’avoir un diagnostic que ceux qui sont nés entre octobre et décembre. Il ne faut pas confondre immaturité et TDAH.

« Avec mes élèves, je me sens comme la capitaine d’un bateau »

Avec mes élèves, je me sens comme la capitaine d’un bateau. Mais parfois, certains de mes moussaillons mettent ma patience à rude épreuve.
Thomas est rempli de bonne volonté, mais il en fait toujours un peu trop.
– Moi, moi, Madame Provencher. Moi ! crie-t-il avant même que j’aie posé une question.
Si un de ses camarades veut intervenir, Thomas lui coupe la parole pour fournir SA réponse.
Thomas est un élève bruyant. Il déplace sans arrêt sa chaise, fait tomber son cartable ou ses crayons, se lève sans raison valable. Il dérange tout le monde.
– Je peux distribuer les feuilles ?

Avant que j’aie le temps de dire oui ou non, il est déjà en train de se faufiler dans les rangées.
En fait, Thomas est tout le contraire de Mei, qui reste sagement au fond de la classe. Elle est dans sa bulle. Comme si elle voulait se faire oublier.
– Peux-tu répondre à ma question, Mei ?
Elle me regarde de ses grands yeux noirs. Elle semble perdue, au bord de la panique.
– Moi, je sais ! Moi, je sais ! crie Thomas, même si je ne lui ai rien demandé.
J’aimerais tant les aider davantage.
L’une à prendre sa place et l’autre à ne pas prendre toute la place.

Une course à obstacles

Outre les manifestations d’inattention, d’impulsivité et d’hyperactivité, un élève qui chemine avec un TDAH a souvent des difficultés à s’organiser, à s’adapter à la nouveauté, à planifier, à diviser des tâches, à savoir par quoi commencer. Mieux comprendre le trouble permet de mieux intervenir en classe et donc de mieux vivre avec le TDAH à l’école.

Oui, mais…

Vous vous dites que tous ces conseils ne fonctionnent pas souvent, que c’est facile à dire, mais pas facilement réalisable, ou bien qu’il est difficile de mettre en place des choses pour certains élèves et de s’occuper des autres en même temps…

Vos appréhensions sont tout à fait normales ! Sachez que vous n’êtes pas seuls. Vous êtes au bon endroit pour bénéficier de l’accompagnement de l’équipe de l’Institut des troubles d’apprentissage et mieux faire face à vos défis.

Notre mission ? Assurer l’égalité des chances des personnes qui vivent avec un trouble d’apprentissage et leur permettre de développer leur plein potentiel au sein de notre société. Nos spécialistes viennent en aide aux apprenants de tous âges qui vivent avec un trouble ou une difficulté d’apprentissage, à leurs proches ainsi qu’aux intervenants qui gravitent autour d’eux.

Notre équipe vous propose une mine d’informations et d’astuces validées scientifiquement. Ces informations vous sont présentées sous forme de capsules vidéo, de fiches conseils, de soutien par clavardage, de conférences, de webinaires, d’articles, etc. Et tous nos conseils sont basés sur les données issues de la science.

Même s’il n’y a pas de remède miracle ou de recette universelle, chaque intervenant scolaire peut trouver des stratégies gagnantes selon son contexte et le profil de l’élève aux prises avec un TDAH. Mais surtout, n’oubliez pas, ce qui ne fonctionnait pas hier peut fonctionner aujourd’hui ; ce qui ne fonctionne pas pour tel élève peut fonctionner pour un autre.

Suivez le guide!

Ce dossier a été préparé pour vous par Marjolaine Masson, Ph. D.

Je suis Marjolaine Masson, neuropsychologue à l’Institut des troubles d’apprentissage. J’ai effectué un doctorat sur la remédiation cognitive auprès de patients atteints de lésions cérébrales. J’ai ensuite poursuivi mes recherches au postdoctorat, toujours en remédiation cognitive, mais auprès d’une population clinique en santé mentale. Au cours de ma carrière, j’ai toujours mis un point d’honneur à allier la recherche et la clinique. C’est une des raisons qui m’a motivée à rejoindre l’Institut. Mon expérience se situe surtout dans l’intervention, c’est-à-dire dans la réflexion et la mise en place de moyens pour aider les personnes qui ont des difficultés cognitives, comme dans le TDAH.

« Caroline (nom fictif) est enseignante au dernier cycle du primaire en classe régulière. Elle avait un élève qui lui prenait beaucoup d’énergie et de temps et qui perturbait la dynamique de la classe en étant très bruyant. Cet élève n’avait pas eu d’évaluation neuropsychologique, mais l’enseignante suspectait un TDAH. Elle a donc mis en place un plan d’intervention (PI) pour lui. Malheureusement, il restait toujours aussi perturbateur.

Elle en a alors parlé aux parents de l’élève pour leur dire qu’il pourrait être pertinent de faire évaluer sa situation. Cela permettrait à l’équipe-école d’en savoir plus sur son fonctionnement cognitif et ainsi d’ajuster le plan d’intervention. Le rapport neuropsychologique a mis en lumière un TDAH et un trouble oppositionnel avec provocation (TOP). Il contenait des pistes de réflexion détaillées pour l’équipe-école.

L’équipe-école a ajusté le PI en ajoutant des séances avec la psychoéducatrice pour travailler sur les habiletés sociales de cet élève. Les parents ont également fait venir une psychoéducatrice à la maison pour quelques séances de guidance parentale. Les changements ont été flagrants autant à l’école qu’à la maison. »

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Vous avez besoin de soutien?

L’Institut TA vous invite à joindre son groupe de soutien pour adultes et intervenants. Vous y trouverez des stratégies, des témoignages, des outils, etc.

→ Rejoindre le réseau d’entraide

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Pour aller plus loin


À consulter

TDAH : informations, trucs et astuces
Attentiondeficit-info.com

Association canadienne pour le TDAH
Caddra.ca

Association de parents TDAH
Association Panda

Formations gratuites pour étudiants TDAH
Formation en ligne de l’Université de Laval

Répertoire de professionnels de santé
Trouvez un spécialiste


À voir

Site des documentaires diffusés à Télé-Québec sur le TDAH enfant, adolescent et adulte
TDAH mon amour


À lire

TDA/H : la boîte à outils, d’Ariane Hébert
Aux éditions de Mortagne

Mon cerveau a besoin de lunettes et Mon cerveau a ENCORE besoin de lunettes, d’Annick Vincent
Aux éditions de l’Homme


Notre précieux partenaire

Bibliographie

Institut national de santé publique du Québec. (2019, 24 avril). Surveillance du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) au Québec. Gouvernement du Québec.
Inspq.qc.ca

Latulipe, M. et Poulin, P. (2020). Non aux étiquettes.
Aux éditions Dominique et Compagnie

Ministère de l’Éducation du Québec. (2004). Le plan d’intervention… au service de la réussite de l’élève. Cadre de référence pour l’établissement des plans d’intervention. Gouvernement du Québec.
Education.gouv.qc.ca

Ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec. (2019). Rapport annuel 2018-2019. Gouvernement du Québec, p. 53.
Education.gouv.qc.ca

Polanczyk, G., de Lima, M. S., Horta, B. L., Biederman, J. et Rohde, L. A. (2007). The worldwide prevalence of ADHD: A systematic review and metaregression analysis. American Journal of Psychiatry, 164(6), 942-948.

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