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Astuces pour intervenants
Comment agir face aux comportements opposants et provocateurs de certains élèves ?

Touchant 3,3 % de la population, le trouble d’opposition avec provocation (TOP) se caractérise par un ensemble de comportements négatifs, hostiles et provocateurs qui persistent. On estime qu’entre 25 % à 75 % des adolescents présentant un trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) présentent aussi un TOP.

En classe, un élève qui provoque peut rapidement gêner le bon déroulement du cours et surtout déranger les autres élèves.

Découvrez ci-dessous des stratégies pour prévenir les comportements d’opposition et ainsi éviter l’escalade.

1. Mettez en place des pratiques proactives de gestion de classe

C’est le point le plus important pour l’enseignant. Cela signifie réunir toutes les conditions à une gestion de classe efficace.
Par exemple, gérer les ressources disponibles (ex. : temps, espace, matériel); établir des attentes claires (ex. : règles, routines, formulation de consignes claires); développer des relations positives avec les élèves (ex. : accueil, valorisation).

2. Faites preuve de constance, de cohérence et de clarté

Les élèves présentant un TOP sont très sensibles aux incohérences dans les demandes des adultes. Alors, il est recommandé à l’enseignant de discuter avec les élèves des règles de la classe, afin de s’assurer d’une part d’un consensus, mais d’autre part de leur compréhension des règles et limites.

3. Faites équipe avec les parents

La création d’un lien de confiance entre le personnel scolaire et les parents est vraiment un objectif de taille puisque cela permettra de planifier une même approche pour la maison et la classe ce qui produira des effets plus significatifs qu’une intervention isolée.

Découvrez désormais des stratégies d’intervention de gestion de l’opposition :

1. Dépersonnalisez l’intervention

Lorsqu’un élève s’oppose en classe, il est important de répéter les règles de la classe ou les consignes liées à une tâche. Par exemple, « Elliot, il y a une règle en classe qui dit que tu dois demander la permission pour te lever de ta chaise et actuellement je remarque que tu ne respectes pas cette règle. Pourrais-tu me demander s’il te plait avant quand tu veux te lever? » ainsi, il n’y a rien de personnel dans l’intervention de l’enseignant.

2. Recourez à la technique du disque rayé

Cette technique consiste à répéter la consigne en utilisant le même ton et de manière identique lorsqu’un élève s’oppose lorsqu’on lui fait une demande et de répéter jusqu’à ce que l’élève fasse ce qui lui est demandé. Ce qui est important c’est de ne pas hausser le ton d’une fois sur l’autre, et de ne pas rentrer dans l’argumentation ce qui évite l’escalade verbale. Souvent 3 répétitions sont suffisantes.

3. Privilégiez le renforcement positif

Un élève qui a un TOP reçoit généralement moins de rétroactions positives qu’un autre élève et plus de réprimandes. Or, d’après la littérature, il est important en classe de garder un ratio de 3 rétroactions positives contre seulement une réprimande.

4. Permettez à l’élève de s’autoévaluer

Pour éviter que l’élève conteste l’évaluation de l’enseignant, il est recommandé de privilégier l’autoévaluation. De cette façon on dirige l’attention de l’élève sur l’analyse et l’évaluation de sa propre conduite en classe et c’est un bon moyen de développer ses compétences d’autocontrôle.

Source : Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement (CQJDC), (juin 2019). Le point sur le TDAH : comprendre, soutenir et accompagner les jeunes, La Foucade vol.19, no 2.

À retenir

La meilleure stratégie est de combiner des mesures de prévention et des mesures d’intervention auprès de vos élèves pour favoriser les bons comportements

Touchant 3,3 % de la population, le trouble d’opposition avec provocation (TOP) se caractérise par un ensemble de comportements négatifs, hostiles et provocateurs qui persistent. On estime qu’entre 25 % à 75 % des adolescents présentant un trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) présentent aussi un TOP.

En classe, un élève qui provoque peut rapidement gêner le bon déroulement du cours et surtout déranger les autres élèves.

Découvrez ci-dessous des stratégies pour prévenir les comportements d’opposition et ainsi éviter l’escalade.

1. Mettez en place des pratiques proactives de gestion de classe

C’est le point le plus important pour l’enseignant. Cela signifie réunir toutes les conditions à une gestion de classe efficace.
Par exemple, gérer les ressources disponibles (ex. : temps, espace, matériel); établir des attentes claires (ex. : règles, routines, formulation de consignes claires); développer des relations positives avec les élèves (ex. : accueil, valorisation).

2. Faites preuve de constance, de cohérence et de clarté

Les élèves présentant un TOP sont très sensibles aux incohérences dans les demandes des adultes. Alors, il est recommandé à l’enseignant de discuter avec les élèves des règles de la classe, afin de s’assurer d’une part d’un consensus, mais d’autre part de leur compréhension des règles et limites.

3. Faites équipe avec les parents

La création d’un lien de confiance entre le personnel scolaire et les parents est vraiment un objectif de taille puisque cela permettra de planifier une même approche pour la maison et la classe ce qui produira des effets plus significatifs qu’une intervention isolée.

Découvrez désormais des stratégies d’intervention de gestion de l’opposition :

1. Dépersonnalisez l’intervention

Lorsqu’un élève s’oppose en classe, il est important de répéter les règles de la classe ou les consignes liées à une tâche. Par exemple, « Elliot, il y a une règle en classe qui dit que tu dois demander la permission pour te lever de ta chaise et actuellement je remarque que tu ne respectes pas cette règle. Pourrais-tu me demander s’il te plait avant quand tu veux te lever? » ainsi, il n’y a rien de personnel dans l’intervention de l’enseignant.

2. Recourez à la technique du disque rayé

Cette technique consiste à répéter la consigne en utilisant le même ton et de manière identique lorsqu’un élève s’oppose lorsqu’on lui fait une demande. ET de répéter jusqu’à ce que l’élève fasse ce qui lui est demandé. Ce qui est important c’est de ne pas hausser le ton d’une fois sur l’autre, et de ne pas rentrer dans l’argumentation ce qui évite l’escalade verbale. Souvent 3 répétitions sont suffisantes.

3. Privilégiez le renforcement positif

Un élève qui a un TOP reçoit généralement moins de rétroactions positives qu’un autre élève et plus de réprimandes. Or, d’après la littérature, il est important en classe de garder un ratio de 3 rétroactions positives contre seulement une réprimande.

4. Permettez à l’élève de s’autoévaluer

Pour éviter que l’élève conteste l’évaluation de l’enseignant, il est recommandé de privilégier l’autoévaluation. De cette façon on dirige l’attention de l’élève sur l’analyse et l’évaluation de sa propre conduite en classe et c’est un bon moyen de développer ses compétences d’autocontrôle.

Source : Comité québécois pour les jeunes en difficulté de comportement (CQJDC), (juin 2019). Le point sur le TDAH : comprendre, soutenir et accompagner les jeunes, La Foucade vol.19, no 2.

À retenir

La meilleure stratégie est de combiner des mesures de prévention et des mesures d’intervention auprès de vos élèves pour favoriser les bons comportements

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