Découvrez les symposiums du Congrès 2020
de l’Institut TA

Découvrez ci-dessous le contenu de chaque symposium présenté dans le cadre de notre Congrès

Dans le cadre de son Congrès 2020, l’Institut des troubles d’apprentissage présente 7 symposiums les 25, 26 et 27 mars 2020.

Mais tout d’abord, qu’est-ce qu’un symposium ou symposia ?
Un symposium ou symposia est une série de conférences sur un thème spécifique où se réunissent plusieurs experts afin de partager leurs connaissances et points de vue. A minima, un symposium dure une demie-journée.

Cette année, voici les thèmes qui seront abordés dans les symposiums :

Symposium 1
MS.1 – Soutenir l’instruction, la socialisation et la qualification de l’apprenant ayant un trouble du spectre de l’autisme (TSA)

Mercredi 25 mars de 10h30 à 17h
Coordonnatrice : Gabrielle Sabbagh, Coordonnatrice du Réseau national d’expertise en trouble du spectre de l’autisme (RNETSA)

Comment aborder les trois grands axes de la mission de l’école québécoise, soit instruire, socialiser et qualifier, lorsque l’on travaille auprès d’élèves ayant un trouble du spectre de l’autisme ? Comment ajuster notre rôle professionnel ou notre enseignement pour s’assurer de maximiser le potentiel de chacun de ces enfants?
Ce symposium, s’adressant à l’ensemble du personnel scolaire, présentera les plus récentes avancées en termes :
(a) de profil cognitif des élèves autistes, de stratégies efficaces et innovantes permettant de favoriser leur apprentissage
(b) de particularités en lien avec le profil de socialisation et d’outils concrets pour soutenir leur épanouissement social à l’école
(c) de trajectoires de qualification mettant l’autodétermination de l’apprenant autiste au centre des réflexions et décisions
Un moment d’échange avec les conférenciers est également prévu afin de stimuler toutes les parties prenantes à travailler à la poursuite d’objectifs communs.

COMMUNICATION 1 - Instruire Défis et forces des jeunes autistes sur le plan cognitif

Les enfants autistes apprennent-ils de la même façon que les autres enfants? En quoi leurs trajectoires de développement diffèrent-elles sur le plan cognitif? Quelles sont leurs principales forces sur le plan cognitif? Quelles pistes peut-on en tirer pour favoriser les apprentissages en milieu scolaire?

Les enfants autistes performent beaucoup mieux en raisonnement abstrait que le laisse croire leur niveau apparent d’intelligence et d’adaptation. Cela est également vrai des enfants autistes non verbaux. Par ailleurs, certains enfants autistes font très peu d’apprentissages dans des situations d’enseignement formel, mais apprennent à lire par eux-mêmes, ce qui suggère des processus d’apprentissage différents.

Cette présentation abordera le profil cognitif des enfants autistes, avec les principales forces et les défis sur le plan cognitif. On s’interrogera aussi sur comment miser sur les forces de ces jeunes pour leurs apprentissages.

Conférencières :
Isabelle Soulières, Ph. D., Professeure au département de psychologie de l’Université du Québec à Montréal;

Anne-Marie Nader, Ergothérapeute et candidate au doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Montréal

COMMUNICATION 2 - Socialisation et élèves présentant un TSA : enjeux de leur réussite scolaire
Socialisation… L’école, un lieu de socialisation et un mandat de socialisation… Puis, l’élève TSA et ses défis de socialisation… Le DSM 5 adresse les enjeux et difficultés de communication sociale pour la personne TSA. La socialisation peut être alors un obstacle titanesque pour certains à l’intégration, à l’apprentissage et la réussite scolaire.

Cette conférence mettra en lumière les difficultés de communication sociale qui impactent sur la socialisation des élèves présentant un TSA. En contrepartie, elle ciblera les qualités et les forces de ces élèves présentant un TSA; lesquelles lorsqu’elles sont soutenues deviennent un facteur de contribution à la réussite scolaire de ces élèves.

Conférencière :
Suzie Matteau, Sexologue, M.A., DI/TSA et populations vulnérables

COMMUNICATION 3 - Qualifier L’autodétermination : l’importance d’insister sur les deux plans pour soutenir la qualification des jeunes autistes et non-autistes
Un nombre croissant d’études décrit les bénéfices associés au développement par l’exercice de l’autodétermination des personnes autistes. À cet égard, il est possible de soutenir le développement de l’autodétermination d’une personne tout au cours de sa vie en agissant à la fois sur ses capacités et sur les occasions qui lui sont fournies par l’environnement. Une recension des écrits a été récemment menée et a permis d’identifier des leviers pouvant être utilisés en milieu scolaire afin de travailler sur ces deux plans. Des données relatives au développement des capacités des jeunes autistes à s’autodéterminer seront présentées ainsi que des balises relatives à l’environnement scolaire, dans leurs dimensions physiques, matérielles et humaines. Des liens seront notamment établis avec les programmes éducatifs actuels. La qualification des élèves passe particulièrement par la compétence des intervenants scolaires donc l’emphase y sera mise. Quelques recommandations seront proposées afin d’accroître l’efficacité des milieux scolaires à soutenir l’autodétermination.

Conférencière :
Marie-Hélène Poulin, Ph. D., Professeure au département des sciences du développement humain et social de l’Abitibi-Témiscamingue et chercheuse régulière à l’Institut universitaire en déficience intellectuelle et en trouble du spectre de l’autisme

COMMUNICATION 4 - Panel de discussion : questions des participant·e·s du symposium
Lors de ce panel, les conférencières seront invitées à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

Symposium 2
MS.2 – Des collaborations pour différencier au primaire, en adaptation scolaire et au secondaire

Mercredi 25 mars de 13h30 à 17h
Coordonnatrice : Mélanie Paré, Professeure agrégée, Ph. D., Département de psychopédagogie et d’andragogie de l’Université de Montréal

La différenciation pédagogique est généralement définie comme une façon d’enseigner à tous les élèves d’un groupe tout en tenant compte de sa diversité. C’est une approche proactive et centrée sur les besoins des élèves, dont font partie ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. On la dit difficile à réaliser, entre autres parce qu’on manque de ressources matérielles, de formation sur l’apprentissage des élèves et de soutien à l’enseignement dans les écoles. Afin de répondre à ces différents défis, des professionnels se sont mobilisés et ont fait appel à des chercheurs pour développer leurs compétences et produire les innovations dont ils ont besoin. Ce symposium présente trois projets, initiés par les milieux scolaires, qui ont mené à des collaborations entre des enseignants, des conseillères pédagogiques et des chercheurs. L’intention du symposium est de leur donner l’occasion de partager leurs démarches et d’inspirer le milieu de l’éducation à coopérer pour relever les défis de l’enseignement à tous les élèves.

COMMUNICATION 1 - S’engager à différencier au profit de tous

À la Commission scolaire de Montréal, trois professionnelles combinent leurs compétences pour aider leurs élèves du quartier St-Michel à faire une entrée confiante au secondaire. Depuis plusieurs années, deux classes ordinaires et la classe d’adaptation scolaire du 3e cycle primaire vivent un projet de décloisonnement. La forte hétérogénéité dans ces classes est une source d’innovations sans cesse en évolution : retrait des modifications dans les plans d’intervention, rédaction sur ordinateur, textes distribués et lus par les élèves à l’avance, romans au choix, sélection des contenus essentiels, travail en sous-groupes, etc. Aucun effort n’est ménagé pour donner le goût aux élèves d’être à l’école et d’apprendre. Plusieurs d’entre eux ont des difficultés d’apprentissage et/ou d’adaptation. La présentation de ces pratiques a pour but d’inspirer les professionnels qui développent la différenciation des contenus d’apprentissage. La collaboration avec une chercheuse permettra d’expliquer comment ces pratiques contribuent à l’engagement et la réussite des élèves.

Conférencièr·e·s :
Julie Corbeil, Enseignante, 3e cycle primaire, CSDM
Karine Jean-Bart, Enseignante 3e cycle primaire, CSDM
Audrey-Ann Guilbault, Enseignante en adaptation scolaire, 3e cycle primaire, CSDM
Mélanie Paré, Professeure agrégée, Université de Montréal

COMMUNICATION 2 - Le projet L.I.R.E. : collaboration interprofessionnelle pour démocratiser l’accès à tous les élèves à des activités d’apprentissage par la lecture multimodale

À la Commission scolaire de Laval, le projet L.I.R.E. (Lecture Interactive Riche en Expériences) vise à démocratiser l’accès à une littératie multimodale gratuite, de qualité, arrimée au PFÉQ pour tous les élèves. Financé par le MEES (2017-2019), il veut répondre à quatre besoins observés dans le système scolaire québécois, dont le but ultime est de favoriser l’apprentissage par la lecture des élèves en contexte de pédagogie inclusive. Réalisé dans le cadre d’une communauté d’apprentissage professionnel regroupant des participants de la CS (conseillers pédagogiques, enseignants et élèves), des chercheurs de divers domaines et des personnes-ressources du Récit en adaptation scolaire, il a mené au développement du site L.I.R.E. (www.lirequebec.ca). La présentation portera sur le travail de collaboration qui a permis de réaliser ce projet ainsi que sur les ressources proposées dans le site L.I.R.E. qui sont accessibles à tous, et ce gratuitement.

Conférencièr·e·s :
Olga Majed, Conseillère pédagogique transversale
Nancy Bouchard, Conseillère pédagogique, accompagnement des gestionnaires projet CAR, planification stratégique et adaptation scolaire
Marie-Josée Blanchette, Enseignante
Sylvie C. Cartier, Professeure titulaire, Université de Montréal

COMMUNICATION 3 - Planifier son enseignement en fonction la diversité des besoins des élèves : une recherche-action-formation au secondaire

Au Collège Notre-Dame de Rivière-du-Loup, une équipe d’enseignants de différents niveaux scolaires et disciplines collaborent dans le but ultime de mieux tenir compte de la diversité des besoins qui se manifestent en classe et de rendre les élèves plus actifs dans leurs apprentissages. Accompagnés de deux chercheuses, ils explorent différentes voies, comme celles d’offrir plus de choix aux élèves, de faire une différenciation simultanée et de créer des activités plus signifiantes et intégratrices. En trame de fond, l’équipe travaille sur le développement d’une posture proactive de planification. Cet stratégie permet aux enseignants d’améliorer la cohérence entre leurs intentions d’apprentissage, leurs pratiques d’enseignement et d’évaluation et les obstacles à l’apprentissage anticipés. La présentation mettra en évidence le processus collaboratif des enseignants qui expérimentent ensemble de nouvelles pratiques et coconstruisent une vision de ce que peut représenter un enseignement plus équitable.

Conférencièr·e·s :
Madeleine Malenfant, Enseignante
Louis-Philippe Rosa, Enseignant
Geneviève Bergeron, Professeure, UQTR
Léna Bergeron, Professeure, UQTR

COMMUNICATION 4 - Panel de discussion : questions des participant·e·s du symposium

Lors de ce panel, les conférencier· e· s seront invité· e· s à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

Symposium 3
MS.3 – Les connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie : mieux agir pour prévenir tôt

Mercredi 25 mars de 13h30 à 17h
Coordonnatrices : Rachel Berthiaume, Professeure à l’Université de Montréal et Isabelle Montésinos-Gelet, Professeure à l’Université de Montréal

Les enseignants du préscolaire se retrouvent régulièrement confrontés à des groupes d’élèves qui ne possèdent pas tous le même niveau de préparation à l’entrée à la maternelle, et ce, malgré tous les efforts des milieux scolaires depuis les dernières années pour réduire le nombre d’enfants qui amorcent l’école primaire en présentant certaines vulnérabilités sur les plans cognitif et langagier. Afin de permettre à ces enseignants de préparer adéquatement leurs élèves à leurs premiers apprentissages en littératie, il importe de continuer à réfléchir aux pratiques de classe les plus susceptibles de réduire ces inégalités. C’est dans ce contexte que se situe ce symposium dont l’objectif est de présenter un bilan des travaux scientifiques des dernières années en ce qui a trait aux connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie afin d’orienter la mise en place de conditions d’enseignement qui permettent de soutenir la persévérance et la réussite scolaire de tous les élèves dès le préscolaire.

COMMUNICATION 1 - Introduction - Les connaissances et habiletés préalables au développement de la littératie : synthèse des connaissances actuelles

L’objectif de cette première conférence est de présenter l’état actuel de la recherche scientifique en lien avec les connaissances préalables au développement précoce de la littératie, soit en contexte de maternelle. De manière plus spécifique, il sera question du rôle de la conscience phonologique, de la connaissance des lettres, des connaissances lexicales, du développement graphomoteur ainsi que de l’environnement familial envers ce développement. Cette synthèse de la littérature sera suivie de la présentation des conférences qui composent ce symposium.

Conférencière :
Rachel Berthiaume, Professeure à l’Université de Montréal

COMMUNICATION 2 - Soutenir le développement du vocabulaire à l’éducation préscolaire

Avant même l’entrée à la maternelle, les pratiques de littératie dans le milieu familial favorisent le développement de compétences précoces en lecture, à la fois sur le plan de la compréhension orale et du vocabulaire, qui sont prédictifs des résultats en lecture au primaire. Les élèves issus de milieux favorisés, chez qui de telles pratiques sont plus fréquentes, développent une avance considérable sur ces deux plans. Il est donc primordial que l’enseignement préscolaire joue un rôle compensatoire pour les élèves qui n’ont pu développer ces compétences à la maison, notamment en favorisant le développement de leur vocabulaire. Lors de notre présentation, nous aborderons les composantes d’un enseignement lexical efficace et les principes qui les sous-tendent. Nous ferons aussi un survol de recherches sur l’enseignement du vocabulaire au préscolaire et l’apport de la littérature jeunesse pour le développement lexical.

Conférencier :
Dominic Anctil, Professeur à l’Université de Montréal

COMMUNICATION 3 - L’influence des pratiques de lecture interactive d’enseignantes expertes sur le développement de l’habileté à faire des inférences d’élèves du préscolaire

Dans une optique de prévention des difficultés en lecture, de plus en plus de chercheurs suggèrent d’intégrer aux pratiques de lecture interactive un travail sur les inférences dès le préscolaire. Notre recherche collaborative portait sur les pratiques de lecture interactive de six enseignantes expertes et sur leur influence sur le développement de l’habileté de leurs élèves (n=92) à faire des inférences. Au moyen d’une analyse qualitative, nous avons décrit et comparé les interventions effectuées lors des lectures interactives par des enseignantes formées pour travailler la compréhension inférentielle et des enseignantes non formées à ce sujet. Mis en lien avec la progression des élèves à une épreuve d’inférences, ces résultats montrent des différences entre les pratiques des enseignantes formées et des enseignantes non formées, lesquelles se répercutent sur l’habileté des élèves à faire des inférences.

Conférencière :
Marie Dupin de St-André, Chargée de cours à l’Université de Montréal, coordonnatrice du Centre de diffusion et de formation en didactique du français de l’Université de Montréal

COMMUNICATION 4 - Le développement de la graphomotricité à l’éducation préscolaire

Produire un texte implique de le générer en identifiant des idées et en les énonçant et de le transcrire en respectant des conventions orthographiques et en le matérialisant sur un support. La fluidité de cette matérialisation est indispensable pour l’automatisation de la transcription, elle-même nécessaire pour assurer la progression des élèves en écriture. Cette fluidité dépend du développement des gestes graphomoteurs des enfants. Ce développement demande d’éduquer la main et d’identifier l’allographe le plus judicieux pour favoriser la fluidité des gestes. Après avoir contextualisé ce développement et les enjeux qui lui sont associés, un état des connaissances actuelles sera dressé dans lequel il sera question des connaissances relatives au développement de la motricité fine des enfants, mais aussi de celles reliées aux modalités d’intervention pour soutenir ce développement.

Conférencière :
Isabelle Montésinos-Gelet, Professeure à l’Université de Montréal

COMMUNICATION 5 - Les orthographes approchées pour soutenir l’entrée dans l’écrit des enfants d’âge préscolaire

À la maternelle, les enseignantes mettent en place des pratiques pour soutenir le développement de l’émergence de l’écrit des enfants d’âge préscolaire. L’émergence de l’écrit correspond, en bref, à tous les apprentissages réalisés en lecture et en écriture par l’enfant, sans enseignement formel et avant de lire de manière conventielle. La pratique des orthographes approchées s’avère une pratique efficace démontrée par différentes recherches. Les orthographes approchées sont des situations d’écriture où l’enseignante invite les enfants à écrire des mots à partir de leurs connaissances et leurs stratégies orthographiques et en les amenant à réfléchir et à partager leurs tentatives d’écriture. L’enseignante accorde une importance à la (co)construction du savoir à partir de la comparaison de la tentative d’écriture à la norme orthographique. Dans le cadre de cette présentation, nous exposerons des recherches mettant en valeur les effets positifs des orthographes approchées sur le développement orthographique des enfants.

Conférencière :
Annie Charron, Professeure à l’Université du Québec à Montréal

COMMUNICATION 6 - L’éveil aux frontières lexicales à l’éducation préscolaire

Les connaissances des mots à l’oral et à l’écrit développées avant l’apprentissage formel de l’écrit sont essentielles puisqu’elles constituent le socle sur lequel repose l’enseignement explicite de la lecture et de l’écriture en 1re année. Nous présenterons, dans cette conférence, les résultats de notre recherche portant sur le développement de la compétence orthographique qui indiquent que, parmi ces connaissances, celles liées aux frontières lexicales (début et fin des mots) contribuent à la qualité des représentations des mots en mémoire et favorisent le développement des compétences en lecture et en écriture de mots. La présentation de ces résultats nous permettra ensuite d’exposer les avantages de la mise en place d’un enseignement explicite lié au respect des frontières lexicales dès le niveau préscolaire à l’oral et, éventuellement, à l’écrit en lien avec le concept de mot et de fournir aux participants des outils concrets pour travailler, auprès de leurs jeunes élèves, les propriétés des mots.

Conférencier·e·s :
Agnès Costerg, Professeure à l’Université de Sherbrooke
Daniel Daigle, Professeur à l’Université de Montréal

Symposium 4
JS.1 – L’anxiété : comprendre ce mal du siècle pour mieux intervenir

Jeudi 26 mars de 8h30 à 12h
Coordonnatrices : Geneviève St-Denis, M. Éd., Doctorante en psychopédagogie, chargée de cours et orthopédagogue et Marie-Ève Giroux, Doctorante en psychologie à la Clinique d’Anxiété de Montréal et formatrice

L’anxiété est de plus en plus présente dans les écoles québécoises. Bien qu’il soit difficile de la quantifier avec précision, les études épidémiologiques démontrent qu’entre 2,9 et 33% des enfants et des adolescents québécois ont reçu un diagnostic de trouble anxieux (Piché et al. 2017). Il est donc primordial pour les enseignants et les autres intervenants scolaires d’être informés et outillés afin de pouvoir soutenir efficacement les élèves vivant de l’anxiété au cours de leur scolarisation. Ce symposium permettra aux participants d’approfondir leur compréhension de l’anxiété et de ses manifestations dans diverses situations scolaires. De plus, des pistes concrètes d’action seront offertes afin que les participants puissent ajuster leurs pratiques en se basant sur les plus récentes données probantes dans ce domaine.

COMMUNICATION 1 - Démystifier l’anxiété et la collaboration entre partenaires

L’anxiété est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans notre société. Il s’avère donc important de comprendre les bases de l’anxiété afin d’élargir notre compréhension de cette dernière, de ses causes, mais aussi des interventions efficaces à mettre en place. Dans un premier temps, cette conférence permettra aux participants de démystifier l’anxiété et ses différents concepts. Dans un deuxième temps, puisque la collaboration entre les différents partenaires (intervenants scolaires ou externes, parents et enseignants) est une clé importante dans la gestion de l’anxiété, une attention particulière sera accordée aux pistes d’intervention la facilitant.

Conférencières :
Marie-Ève Giroux, Doctorante en psychologie à la Clinique d’Anxiété de Montréal et formatrice
Estefania Loza, Étudiante au baccalauréat en psychologie, UdeM

COMMUNICATION 2 - Lecture et anxiété chez les élèves du primaire

La présentation vise d’abord à explorer les bases théoriques de la lecture et de l’anxiété. Des modèles englobant à la fois l’anxiété, la cognition et le rendement académique permettent de mieux comprendre les facteurs de risque pour les élèves vivant des difficultés d’apprentissage. Dans un deuxième temps, des suggestions de modèles pédagogiques sont discutés pour soutenir les apprentissages et réduire l’impact de l’anxiété. Des recommandations ciblant particulièrement les interactions avec les élèves sont aussi apportées.

Conférencière :
Noémie Hébert-Lalonde, Neuropsychologue pédiatrique à la clinique Origami et formatrice au Centre de formation CENOP

COMMUNICATION 3 - Comment favoriser la collaboration des parents vivant de l’anxiété

Une relation collaborative repose d’abord et avant tout sur une communication continue et constante entre les parents et le personnel de l’école. C’est la clé pour créer le genre de lien qui mène à une plus grande mobilisation et à une plus grande participation. Qu’en est-il lorsque le parent vie de l’anxiété? L’angoisse ou le manque d’expérience peuvent amener certains parents à surprotéger leurs enfants. La pression sociale affecte également le rôle parental. Considérant les conséquences importantes qui en découlent, il est de première importance de s’en préoccuper. Cette présentation abordera l’impact de l’anxiété parentale sur l’élève et les façons de reconnaître ce type de parents. Nous terminerons en proposant des pistes de solution pour mieux dépister et intervenir auprès de ces parents afin de favoriser la réussite de l’élève.

Conférencière :
Marie-Claude Armstrong, Éducatrice spécialisée en milieu scolaire et fondatrice des Trésors en éducation spécialisée

Symposium 5
JS.2 – La coéducation et les familles : quelles relations établir entre les milieux éducatifs pour soutenir une diversité d’élèves ?

Jeudi 26 mars de 8h30 à 12h
Coordonnatrice : Julie Bouchard, Candidate au Ph. D. en Sciences de l’éducation, Département de psychopédagogie et andragogie de l’Université de Montréal

Existe-t-il éducation sans coéducation? Selon, Brougère (2010) toute éducation passe par l’intervention de différents éducateurs, d’où l’inutilité du préfixe. Elle nécessite donc l’établissement de relations de collaboration entre les milieux scolaires et les familles. Ces relations sont multidimensionnelles et complexes. Elles peuvent prendre différentes formes, être influencées par divers facteurs et varier en fonction de types d’implication. Une majorité de chercheurs s’entendent toutefois sur le fait que la collaboration serait optimale si elle reposait sur une confiance mutuelle, des buts communs, un partage d’expertise et une communication bidirectionnelle (Epstein, 2011). Or, le type de relations école-famille qu’on observe dans plusieurs milieux est souvent davantage de nature unidirectionnelle et garde les parents à distance de la classe ou des aspects pédagogiques (Larivée, Kalubi et Terrisse, 2006). Dans ce symposium, nous explorons la nature des relations entre les milieux éducatifs pouvant soutenir une diversité d’élèves et la place des familles dans ces relations.

COMMUNICATION 1 - Le travail de collaboration entre coéducateurs: force vitale de l’inclusion dans les écoles publiques alternatives du Québec

Les écoles publiques alternatives du Québec ont entrepris une démarche depuis 2014 pour réfléchir à la diversité qu’ils accueillent. Les “élèves à défis particuliers” dont font partie les élèves qui ont des difficultés et des troubles d’apprentissage peuvent-ils y réussir aussi bien que les autres? La démarche de recherche collaborative qui a débuté en 2017 a pour objectif d’identifier les pratiques portées par les différents intervenants, qu’ils soient parent, enseignant, direction ou autre. Une analyse thématique des 60h d’enregistrement des discussions de groupe (100 participants environ à chacune des 5 rencontres) recueillies en 2017-2018 a permis d’identifier des enjeux et des pratiques utilisées par les acteurs de ces écoles pour développer des communautés scolaires inclusives. Les analyses révèlent une pédagogie flexible chez les enseignants qui facilite la réussite de tous les élèves dont ceux qui ont des difficultés d’apprentissage. L’ouverture au dialogue et à la recherche constante de solutions avec les familles (les parents et leurs enfants) et avec les élèves constituent une base à l’innovation qui favorise l’inclusion scolaire. Des exemples concrets seront présentés et appuyés de l’expérience d’une mère de trois enfants ayant des troubles d’apprentissage impliquée dans la démarche de recherche collaborative.

Conférencier·e·s :
Jean Horvais, Ph.D., Professeur, chercheur au département d’éducation et formation spécialisées de l’UQAM)
Mélanie Paré, Ph.D., Professeure au département de psychopédagogie et d’andragogie de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Montréal
Louise Lehoux, Parent d’enfants ayant des troubles d’apprentissage

COMMUNICATION 2 - Le plan d’intervention et la collaboration école-famille : considérations pour améliorer les pratiques

Au Québec, le groupe d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA) représente près de 20% des élèves du primaire (MELS, 2014). Pour soutenir leur scolarisation, le plan d’intervention (PI) est un outil d’aide. Le PI est une démarche de concertation entre les parents, l’équipe scolaire et l’élève handicapé ou en difficulté (Poirier et Goupil, 2011). Dans cette démarche, l’implication parentale (IP) est une composante importante. Dans cette étude, nous évaluons si le dispositif du PI influence l’implication des parents auprès des élèves en difficulté. Le cadre conceptuel s’appuie sur le modèle Epstein (2011) pour définir les 6 dimensions de l’IP. Cette recherche présente un devis mixte (Creswell, 2007), quantitatif et qualitatif, auprès de 4 écoles primaires du Québec. Les résultats montrent que le PI n’influence pas l’IP : les formes d’IP sont semblables. Le discours des parents permet de nuancer les résultats au niveau des dimensions de l’IP.

Conférencière :
Enkeleda Arapi, Stagiaire postdoctoral à l’Université de Montréal

COMMUNICATION 3 - Un volet alternatif dans une école régulière primaire publique en milieu défavorisé : une ouverture à la collaboration école-famille, un pont vers l’inclusion ?

La collaboration école-famille (ÉF) est associée à la réussite éducative, en particulier dans ses formes les plus mutuelles (Jeynes, 2005, Epstein, 2011). Or, les relations ÉF observées dans plusieurs écoles sont souvent de nature unidirectionnelle (Larivée, Kalubi et Terrisse, 2006), en particulier en milieu défavorisé (Deniger, Larivée, Rodrigue et Morin, 2013). Des écoles publiques alternatives québécoises feraient exception. Dans le cadre de notre doctorat, nous avons décrit les relations ÉF dans le volet alternatif d’une école régulière primaire publique en milieu défavorisé. En analysant le discours des acteurs, nos observations et notre propre vécu de parent, nous avons constaté que la collaboration est complexe et dépend largement de la confiance établie entre les acteurs. Par ailleurs, la mixité socioéconomique ne se vit pas à l’intérieur du volet mais par le vécu collectif de ces deux volets. Nous explorons ce dernier aspect dans cette communication, en décrivant comment se développe cette dynamique dans le cas étudié.

Conférencière :
Julie Bouchard, Candidate au Ph. D. en Sciences de l’éducation, Département de psychopédagogie et andragogie de l’Université de Montréal

Symposium 6
VS.1 – L’organisation des services éducatifs : un défi incontournable pour chaque direction d’école !

Vendredi 27 mars de 8h30 à 15h
Coordonnatrice : Hélène Brien, Directrice des services professionnels de l’Institut des troubles d’apprentissage

L’organisation des services éducatifs d’une école et une responsabilité importante qui incombe à la direction d’établissement (LIP : art 96.12). Le leadership organisationnel prend ainsi une place dominante dans les compétences d’une direction.
L’intention de ce symposium vise à soutenir les directions d’école en proposant des exemples concrets, des outils, des idées pour soutenir l’organisation de leurs services.
En matinée, deux exemples d’organisation collaborative vécue dans deux commissions scolaires seront présentés. L’un mettant à contribution les membres de l’équipe-école et le second, ceux de la commission scolaire et l’école.
L’objectif de l’après-midi traitera d’un enjeu majeur dans les écoles : la santé psychologique au travail. Tenir compte de l’importance de l’implication et la reconnaissance de chacun ne peut être que favorable au sentiment de bien-être. La réalité perçue et vécue peut accentuer le stress de tous et engendrer un climat de travail non favorable au développement et à la qualité des services éducatifs.
L’exposé de l’après-midi s’appuiera sur différents résultats de recherches menées sur la santé psychologique au travail, le leadership et les compétences émotionnelles chez les directions, les enseignants et les acteurs de l’école et proposera différents outils de prévention.
Les présentations seront suivies d’une période d’échange avec les conférenciers.
Nous souhaitons que chaque participant termine sa journée en ayant plus d’une clé en main.

COMMUNICATION 1 - Et si on prenait le temps de réfléchir ensemble. . .

Les directions, les enseignants, les professionnels et l’ensemble des membres du personnel d’une école souhaitent la réussite de leurs élèves. Tout le monde s’entend à ce sujet! Par contre, lorsque vient le moment de s’engager par des gestes concrets pour la réussite des élèves, avoir une vision commune des besoins et des moyens à mettre en place est un défi. À travers les multiples cadres de référence, politique, études, modèle et plus encore, il arrive que l’équipe-école se demande par quel bout commencer. Et son on commençait par le début? Et si on prenait le temps de réfléchir ensemble? Et si, en toute humilité et transparence, l’équipe-école décidait ensemble de l’organisation des services? En toute simplicité, l’atelier présentera une modélisation de rencontre collaborative ayant pour sujet l’organisation des services EHDAA dans une école. Le contenu de la rencontre collaborative sera explicité afin de permettre aux directions de faire un lien avec les contenus théoriques (approches, culture de données, pratiques probantes, etc.) et le vécu pratique du quotidien dans une école.

Conférencière :
Sandra Houle, Directrice adjointe aux services éducatifs à la Commission scolaire des Bois-Francs

COMMUNICATION 2 - La compétence conjuguée : un exemple concret de collaboration interprofessionnelle entre directions d’établissement scolaire et conseillers pédagogiques lors de la mise en place des communautés d’apprentissage professionnelle (CAP)

La communauté d’apprentissage professionnel (CAP) est le meilleur dispositif pour arriver à soutenir le développement professionnel des enseignants (Richard, 2017), notamment ceux qui œuvrent auprès d’élèves en difficulté d’apprentissage ou de comportement. Or, comment s’organise la collaboration entre la direction d’école (DE) et le conseiller pédagogique (CP) qui participent à cette CAP afin d’optimiser le développement professionnel des enseignants? Ce dispositif nécessite des actions précises et complexes de la part des animateurs qui ne doivent pas reposer seulement sur l’intuition, le charisme ou l’expérience. Pour répondre à cette question, une recherche qualitative a été réalisée en 2013 afin de faire émerger les composantes et les manifestations observables de cette compétence à copiloter des situations d’intervention dans le but d’ajuster les pratiques du personnel (Vachon, 2013). Les actions déployées parfois individuellement, parfois en dyade, par le DE et le CP permettront de soutenir la résolution de problème afférent aux difficultés d’apprentissage ou de comportement des élèves. Cet atelier vous propose une vision innovante de la collaboration interprofessionnelle entre DE et CP, appuyée par une recherche réalisée dans le cadre d’un diplôme de 3e cycle. Enfin, des exemples concrets et des outils facilitant cette collaboration seront présentés ainsi que des écueils à éviter.

Conférencière :
Isabelle Vachon, Conseillère pédagogique à la CSDM

COMMUNICATION 3 - Stress professionnel et compétences émotionnelles dans la visée d’école promotrice de santé

Le stress et la santé psychologique du personnel scolaire est inquiétante ; près de 50 % des absences du personnel en contexte éducatif (les enseignants, les professionnels de l’éducation, le personnel de soutien et de direction) sont dues à des « troubles de nature psychologique ». Dans ce contexte, pour répondre à la mission de l’école, il est nécessaire de bien gérer ses propres émotions, mais aussi de comprendre que les autres vivent des émotions qui sont parfois difficiles à gérer. Une mauvaise gestion des émotions peut affecter le climat et avoir un impact sur la santé de tous les acteurs dans l’école, qu’ils soient grands ou petits.
Cet atelier veut répondre aux besoins de tous les professionnels qui œuvrent en milieu éducatif en matière de gestion du stress professionnel, de leadership vers la santé à l’école et de développement de compétences émotionnelles. Mieux gérer le stress professionnel et personnel implique le développement de compétences émotionnelles dans la perspective du développement d’écoles promotrices de santé pour tous.

Conférencier :
Emmanuel Poirel, Professeur agrégé de l’Université de Montréal

Symposium 7
VS.2 – Élève doué : profils multiples, apprenant unique, comment le soutenir?

Vendredi 27 mars de 8h30 à 12h
Coordonnatrice : Sylvie Régnier, Orthopédagogue, co-fondatrice du Haut Potentiel Québec

Tous les enfants aiment naturellement apprendre, et pour certains d’entre eux, l’apprentissage se fait plus rapidement. Toutefois, cette chance peut parfois être accompagnée de son lot de défis tant aux plans intellectuel, développemental que social. Pour ces raisons, tous les élèves doués ne sont pas nécessairement des élèves performants à qui tout réussit et certains affichent un profil de douance associé à un trouble d’apprentissage ce qui compliquera leurs identifications et leur scolarité. Comment pouvons-nous répondre à leurs besoins et les aider à se développer et à développer leur potentiel? Au cours de cette demi-journée, les conférencières transmettront leurs connaissances et expériences auprès de cette clientèle au primaire et au secondaire. L’objectif est d’offrir aux participants des pistes de réflexion et de solutions pour soutenir les jeunes doués à la suite de leur identification. Ce symposium est organisé par le Comité scientifique et professionnel en douance (CSPD) de l’organisme Haut Potentiel Québec (HPQ).

COMMUNICATION 1 - Faire son secondaire dans une classe « douance » : qu'en pensent les élèves ?

Cette conférence vise à décrire la perception qu’ont les élèves doués des mesures éducatives dont ils bénéficient (regroupement, accélération, enrichissement) en lien avec leur réussite scolaire. L’objectif est de présenter un projet mené en collaboration avec les classes de secondaires 3 à 5 « douance » d’une école secondaire publique Montréalaise. Ce dernier permet d’éclairer un ensemble de sujets relatifs à la scolarisation, la socialisation et à la trajectoire plus large (relations sociales, pratiques institutionnelles de leur école, pratiques pédagogique de leur classe, etc.) à travers les perceptions des élèves afin de mieux comprendre le lien entre regroupement, accélération, enrichissement et réussite scolaire.

Conférencière :
Émilie Rouaud, Chargée de cours à l’Université de Montréal

COMMUNICATION 2 - Au pays des multiHP : douance, TDAH et troubles dys

Cet atelier a pour objectif de sensibiliser les différents acteurs de l’éducation, et plus spécifiquement les psychologues scolaires, au besoin d’identification de ces enfants au sein du milieu scolaire afin de mieux répondre à leur besoin d’apprendre.
A partir de données de la recherche française, suisse et belge, s’appuyant sur des données cliniques et sur les neurosciences, nous présenterons les caractéristiques et les difficultés d’une juste identification du HPI lorsqu’un trouble d’apprentissage s’associe. Nous présenterons également des mesures prises en milieu scolaire. Pour conclure, on s’interrogera sur comment, au Québec, nous pourrions mieux prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de certains profils HPI.

Conférencière :
Céline Leroux-Chemla, Ph. D., Psychologue scolaire de la commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands

COMMUNICATION 3 - Que faire avec nos élèves doués en classe régulière ?

Cet atelier vise à outiller les différentes personnes qui interviennent auprès des élèves doués (enseignants, parents, professionnels) afin qu’ils puissent proposer et mettre en place des projets intéressants et stimulants qui permettront aux jeunes de développer leur plein potentiel. Il propose des solutions concrètes (activités, projets, etc.) à réaliser en classe ou à l’extérieur de celle-ci. Des ressources sont également suggérées pour les différents projets présentés et les matières au cursus scolaire. Un document collaboratif est aussi disponible sur le site web afin de permettre aux participants de partager leurs idées et de s’inspirer des projets de leur collègues.

Conférencière :
Isabelle Champagne, Enseignante au primaire de la commission scolaire Marguerite Bourgeoys

COMMUNICATION 4 - Panel de discussion : questions des participants du symposium

Lors de ce panel, les conférencières seront invitées à discuter des différents enjeux mis de l’avant par les participants tout au long du symposium.

INSCRIPTION AU CONGRÈS

Pour toute question liée à l’inscription, merci de contacter le secrétariat de l’événement :

• par téléphone au
+1 514-287-9898 poste 248
• par courriel à [email protected]

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